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lundi 2 août 2010

Que peut-on apprendre des programmes de loyauté des clients ?

Depuis 2004, mon entreprise offre des programmes de loyauté des clients à plusieurs très importantes institutions financières.

Vous connaissez ces programmes… soit ceux où vous devez sortir votre carte de crédit et régler votre plus récent achat avec cette dernière en vue d’accumuler des points et de les échanger contre des voyages, de la marchandise ou des cartes-cadeaux.

Inutile de vous dire que nous avons beaucoup appris au fil des ans à propos de ce type d’entreprise. Vous serez surpris de découvrir les nombreuses ressemblances au niveau des choses que nous faisons pour les titulaires de carte dans le cadre de notre programme de loyauté des clients et les récipiendaires dans le cadre de notre programme de rendement des employés.

J’ai tiré quelques leçons étonnantes de nos clients concernant le nombre et le type de récompenses offertes dans le cadre d’un programme de loyauté des clients.

Généralement, les programmes de loyauté des clients proposent souvent moins de mille récompenses différentes… souvent quelques centaines de récompenses. Lorsque j’ai demandé aux clients pourquoi ils n’offraient pas plus de récompenses à leurs clients, la réponse était toujours la même… il est ressorti de leurs recherches que des milliers et des milliers de marchandises en prix ne s’avéraient pas nécessaires. Leurs titulaires de carte appréciaient plutôt une palette de marchandises en prix soigneusement choisies et équilibrées et adaptées à leurs besoins. Il est important de se rappeler que ce sont de très importants programmes, dont un qui s’adresse à plus d’un million de titulaires de carte de crédit !

L’autre grande leçon que j’ai tirée est que les compagnies de cartes de crédit fixent une limite au nombre de cartes-cadeaux émises dans le cadre de leur programme. Lorsque j’ai posé des questions sur cette limite, ils m’ont expliqué que les cartes-cadeaux réduisaient le capital marque de leur programme! Comme je n’ai pas bien compris, je leur ai demandé de tirer au clair ce qu’ils entendaient au juste par là. Bref, il est ressorti de leurs recherches approfondies que lorsque les titulaires de carte sélectionnaient un article électronique populaire depuis leur propre catalogue de récompenses et tenaient à ce que l’article leur soit livré à la maison, au lieu de sélectionner une carte-cadeau et de se procurer le même article auprès du magasin qui honore la carte-cadeau, les titulaires de carte associaient l’article électronique à la compagnie de carte de crédit et non au magasin qui avait honoré la carte-cadeau!

À la question, « où vous êtes-vous procuré ce téléviseur à écran géant », on répertoriait seulement deux réponses… dans le cadre du programme de loyauté de ma carte de crédit ou au magasin d’électronique XYZ. Devinez quelle était la réponse préférée des clients participant à notre programme de loyauté des clients? D’où la limite sur les cartes-cadeaux.

Il s’agit de mercaticiens très ferrés qui se spécialisent en gestion de la relation client (GRC), ce qui est une science bien établie. Que peut-on apprendre de ces experts et de quelle façon peut-on appliquer leurs apprentissages aux programmes de rendement des employés ? J’ai posé cette même question à ces experts en GRC.

Leur réponse vous surprendra peut-être !

Ils m’ont dit qu’ils faisaient de leur mieux pour savoir et comprendre qui étaient leurs clients et les récompenses qui les emballeraient. Autrement dit, ils essaient de créer un catalogue de marchandises en prix qui est personnel et qui saura emballer leurs titulaires de carte. Lorsqu’ils ont appris que, dans notre secteur axé sur les employés, on offre des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers, de récompenses de toutes sortes, leur réponse (ils provenaient de plusieurs entreprises) était identique… « Je suppose que vous ne connaissez pas très bien vos employés !»

Et vous savez quoi, ils ont raison !

Lorsqu’on propose des milliers d’options de récompenses, on se démarque … nous (en tant que compagnie), on ne vous connaît pas très bien, l’employé! Voilà donc un paquet d’options, dans lequel vous pourrez trouver quelque chose qui saura vous plaire. Je suppose qu’il s’agit en quelque sorte d’une excuse facile !

À mon avis, une reconnaissance personnelle est une reconnaissance efficace. Est-ce à dire que les récompenses devraient être personnelles pour s’avérer efficaces ? Les compagnies de carte de crédit ont investi des millions de dollars pour essayer de tendre la main aux clients sur le plan personnel. Ces experts sont d’avis que la même chose s’applique à nos employés!

Lorsque je leur ai posé des questions sur les cartes-cadeaux et le capital marque, ces experts m’ont regardé comme si je venais d’une autre planète!

Je crois que nous pouvons tous tirer des leçons très bénéfiques de ces experts en GRC et les appliquer dans ce que nous faisons pour les employés de nos clients.

Le temps est peut-être venu d’inventer une nouvelle science… la gestion de la relation employé !

mardi 31 mars 2009

Lisez l'article de Roy Saunderson publié dans le Boston Herald

Mon ami et collègue Roy Saunderson de l’Institut de gestion de la reconnaissance a écrit un article d’opinion fort intéressant dans le Boston Herald sur le TARP Taxpayer Protection and Corporate Responsibility Act du Sénateur John Kerry.

Cliquez ici afin de lire son article et laissez moi savoir ce que vous pensez !

mardi 24 mars 2009

Primes de fidélisation en comptant AIG

Il y a plusieurs leçons à tirer des primes versées aux employés d'AIG.

Voici l'histoire… la compagnie AIG fut sauvée de la faillite en recevant 170 milliards de dollars du gouvernement fédéral. À ce jour, 73 employés ont reçu des primes de plus de 1 million chacun. Une personne a reçu 6,4 millions de dollars. Sept autres employés ont reçu plus de 4 millions chacun ! Selon le procureur général de New York, 11 de ces employés ne travaillent plus pour la compagnie ! Et la compagnie veut en donner davantage... pour un total de 165 millions de dollars !

La compagnie a invoqué plusieurs raisons pour expliquer l'attribution de ces primes.

Ils devaient garder les hauts dirigeants de talent. La compagnie avait des obligations contractuelles antérieures qu'elle ne pouvait résilier. Ces gens sont responsables des dérives commerciales complexes et on a besoin d'eux pour démêler ces imbroglios.

Ces versements sont appelés 'primes de maintien en poste'. Selon moi il s'agit de 'maintien fou' ! Cependant, ils fournissent d'excellentes leçons relatives aux affaires et à la reconnaissance !

Premièrement épargnez moi l'argument de la conservation de talent ! Ces gens sont des perdants et devraient être congédiés. Ça me rappelle l'histoire du joueur étoile d'une équipe de baseball perdante qui avait demandé plus d'argent et à qui le directeur avait répondu "Nous avons fini les derniers avec toi. Nous pouvons finir les derniers sans toi !"

Deuxièmement, si AIG n'avait pas reçu d'argent pour éviter la faillite, ces primes n'auraient jamais été versées. La compagnie aurait fait faillite. Le gouvernement devrait établir des conditions strictes avant de verser des fonds pour venir en aide aux entreprises.

Troisièmement, dire que ce sont les seuls à pouvoir régler ces imbroglios est une affirmation spécieuse qui nous met à la merci d'une bande d'incompétents. Une des leçons apprises dans le cadre de la gestion de Rideau est qu'il n'y a personne d'irremplaçable ! AIG aurait avantage à trouver quelqu'un qui a une conscience pour travailler en leur nom.

Ces paiements ne sont que cupidité et arrogance. Cupidité pour avoir plus d'argent et arrogance pour penser que le monde ne se soucierait de rien.

Le fait de dire qu'il s'agit de 'Primes de maintien en poste' est particulièrement insultant pour nous qui travaillons dans le domaine de la reconnaissance et des récompenses.

Nous travaillons sérieusement à la mise en oeuvre de programmes de reconnaissance qui permettent de maintenir les employés en poste. N'importe quel véritable professionnel de la reconnaissance vous dira que le fait d'offrir uniquement de l'argent comptant n'est pas un outil de fidélisation efficace. Ça créé des employés mercenaires. Des gens qui sont là uniquement pour l'argent. Des personnes qui n'ont pas de loyauté envers la compagnie ni les clients qu'ils servent.

AIG a prouvé mon point. Parmi les 73 personnes qui ont reçu des primes de maintien en poste, 11 ont déjà quitté la compagnie !

AIG a maintenant besoin "d'employés patriotes.”

Des personnes qui dépassent les attentes.

Des personnes qui ont une conscience et qui ont leur travail à coeur.

Des personnes qui ont les clients à coeur.